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Construction de la nouvelle station d'épuration - Octobre 2009


Construction de la nouvelle station d'épuration - Octobre 2009 Construction de la nouvelle station d'épuration - Octobre 2009 Construction de la nouvelle station d'épuration - Octobre 2009 Construction de la nouvelle station d'épuration - Octobre 2009
Le 11/10/2009

La nécessité de remplacer l’actuelle station du village apparaît, maintenant, comme une évidence pour tous.


          



 



 



Le remplacement de cet équipement de plus de 30 ans aurait certainement dû intervenir, il y a plusieurs années déjà .



 



 



 



Photos : Claude MARTIN



 



        



      Actuellement, deux stations d’épuration fonctionnent sur la Commune : L’une sur le terrain des Correns dite «STEP du Village », l’autre près du golf, route de Bagnols dite « STEP du Roucas »




  • La STEP du Village a été construit en 1978. Elle a une capacité de 1 200 équivalents-habitants (EH.). Elle est saturée et rejette des eaux polluées dans la Nartuby.


  • La STEP du Roucas a, elle-même, plus de 20 ans. Son dimensionnement pour 2 000 EH apparaît satisfaisant, tant pour les besoins actuels du quartier desservi que pour les besoins futurs. Il était légitime de se poser la question de sa durée de vie résiduelle.


  • Le besoin actuel, pour une nouvelle construction, a pu être estimé à 3 000 EH. Il sera de 5 000 à l’horizon 2030.


  • Toute solution intercommunale s’avère illusoire, tant la hiérarchisation des urgences est divergente d’une commune à l’autre


  • La construction de cet équipement doit être envisagée, maintenant,  pour le long terme, et en fonction des conditions de l’exploitation future.


  • Tout décideur doit réfléchir et se prononcer pour l’instant et dans la perspective.



         Il s’ensuit que plusieurs solutions sont à considérer, en termes de type de fonctionnement et de capacité :




  • Scénario n°1 : Choix d’un fonctionnement en 2 STEP, l’une existante, à pérenniser, de 2 000 EH, l’autre nouvelle de 3 000 EH. (investissement immédiat limité, mais coût d’exploitation cher et à très long terme)


  • Scénario n°2 : Choix d’une solution unique de 5 000 EH à réaliser d’emblée (investissement immédiat conséquent, coût d’exploitation réduit, mais financement délicat avec limitation des subventions)


  •  Scénario n°3 : Choix d’une solution d’exploitation temporaire en 2 STEP, jusqu’à obsolescence de la station du Roucas et construction d’une nouvelle STEP de 3 000 EH extensible à 5 000 EH à terme (investissement immédiat limité, coût d’exploitation cher pendant une première période, mais, à terme, investissement complémentaire et abaissement du coût de fonctionnement)


     





Plusieurs solutions peuvent également être envisagées en terme d’implantation, eu égard, principalement :




  • à la capacité hydrographique du site (bassin de la Nartuby à débit d’étiage soutenu par opposition au bassin de l’Endre à débit d’étiage nul),


  • à la situation géographique des parcelles envisageables (franchissement ou non d’obstacle et particulièrement la Nartuby),


  • à la topographie des sites (une pente marquée écarte des solutions à bassins de décantation),


  • à la situation des parcelles quant à leur inondabilité réputée,


  • à leur position géographique par rapport à la situation des STEP actuelles, selon le choix du scénario 1 ci-dessus ou des scenarii 2 et 3 pour lesquelles il y aura, à terme, un réseau de transfert des effluents reliant ces points extrêmes à la position choisie, nécessairement intercalaire entre ces points,


  • à la maîtrise ou non du foncier,


  • à l’accessibilité (voie existante ou voie d’accès à créer),


  • à l’existence ou non des réseaux (énergie, liaison téléphonique)…


     





        Les études en amont ont été lancées sous la conduite du cabinet ENVEO (contrat d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage établi en 2007). Elles se sont traduites, en particulier, par la mise à jour du dossier dit "Schéma Directeur d’Assainissement" inachevé.



       Dès le 19 mars 2008, un comité de pilotage a été constitué associant les organismes de tutelle de l’Etat, les élus, les techniciens municipaux et les techniciens des bureaux d’étude.



Des contingences fortes, et/ou nouvelles, apparaissent très vite, à savoir :




  • La ‘découverte’ de la mauvaise réputation de la Commune de La Motte , en haut-lieu (Préfecture, Sous-Préfecture et Services d’Etat), pour le laxisme de ses édiles quant à la trop mauvaise qualité des eaux restituées au milieu environnant.


  • L’ardente obligation de reconquérir l’estime de nos interlocuteurs tutélaires.


     




  • L’annonce et la perspective d’obtention des subventions nécessaires pour la seule STEP de 3 000 EH correspondant strictement au besoin actuel.


  • L’annonce et le constat de la réduction en volume, année après année, des concours financiers possibles apportés par les organismes > ne pas retarder plus les décisions à prendre (et déplorer l’indécision qui a prévalu dans les années passées)!


  • L’interdiction objective de construire une STEP en site réputé inondable (les Services d’Etat ne manquent pas de rappeler que certains choix impliqueraient une décision de non-subvention), interdiction absolue dès lors que la Commune ne peut pas établir formellement l’impossibilité technique de construire une nouvelle STEP hors zone inondable (cf. arrêté du 22 juin 2006, pris en application de la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques du 30 décembre 2006 > exit les sites réputés situés en zone inondable pour lesquels le financement s’avérerait des plus délicats puisqu’à la charge de la seule Commune (sans compter les surcoûts liés, d’une part à la mise des installations en position hors d’eau, d’autre part à la création de dispositions maintenant, en période de crue, la capacité hydraulique du lit majeur sans rehaussement des niveaux ni accroissement des vitesses, en vertu des dispositions légales citées plus-haut)



De l’ensemble des contraintes de toute sorte résultant de




  • l’étude technique et des obligations auxquelles conduisent les dispositions légales,


  • la confrontation des coûts de construction et des possibilités de financement (concours extérieurs et/ou autofinancement sur fonds propres ou emprunts),


  • l’urgence de la réalisation,



il ressort que des trois scenarii envisagés à l’origine sur cinq possibilités de sites

une solution unique demeure

à savoir :




  • STEP nouvelle de 3000 EH (correspondant au coût le moins élevé pour un taux de financement égal au plafond),


  • STEP extensible à 5000 EH (permettant, à terme, la réduction des frais de fonctionnement après complément différé d’investissement quand la STEP du Roucas sera devenue obsolète),


  • site hors zone inondable (la commune ne peut pas s’aliéner l’une quelconque des contributions financières croisées possibles),


  • site intercalaire entre les stations existantes et, autant que possible, hors zone bâtie et sans impact réel sur la surface agricole de qualité (zone d’AOC),


  • accessoirement, site de propriété communale disposant de voies d’accès et réseaux supprimant tout délai d’acquisition voire d’expropriation.



        Le manque de communication ressenti sur ce sujet ou la mauvaise communication éventuelle ou réelle ou le parti pris par quelques-uns (certains d’entre eux ont, pourtant, été souvent reçus en mairie et abondamment informés malgré leurs dires) de contester une solution adoptée en toute connaissance de cause par les techniciens ayant à en traiter et les élus, toutes ces incompréhensions ou ambiguïtés doivent être maintenant levées :



          Une STEP de 3000 équivalents-habitants extensible à 5000, construite sur le terrain communal du Plan, constitue le projet présentant le meilleur compromis possible entre coût de l’opération et capacité de son financement, moindre gêne à la population et inscription dans un souci de développement durable.



Un cheminement reste sans doute nécessaire pour quelques-uns



        Le projet technique est maintenant à établir (un appel d’offre pour la maîtrise d’œuvre est imminent) et le choix du traitement ou de la valorisation des boues à effectuer (une expérimentation de compostage est conduite actuellement).



La réalisation est urgente (à achever au 2e semestre 2011).

 



   



Hubert ROSSIGNOL



2ème adjoint



en charge de l’aménagement et de l’urbanisme

 



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