> Les travaux dans la Commune
15 juin 2011, un an après la catastrophe
Le 16/06/2011
Une plaque indiquant la hauteur atteinte par l'eau dans la nuit du 15 juin 2010 a été posée sur le mur en rive droite en amont du pont (en dessous de la Maison du Pont) par les agents municipaux, Roland et Steeve.
Pour que les générations futures n'oublient pas que la Nartuby est un torrent de type méditerrannéen au débit capricieux, tantôt calme propice à la pèche, tantôt en furie plus ou moins dévastrice.
C'est cette furie que nous avons vécu, il y a un an : phénomène aussi douloureux qu'exceptionnel qui marquera les mémoires pendant longtemps et qui laissera des traumatismes affectifs et environnementaux ineffaçables.
Sur notre commune, les plaies matérielles ont presque disparu. Les propriétaires des 8 maisons frappées de péril irrémédiable arrivent au bout des démarches administratives. Le rachat des biens a été pris en compte par l'Etat sur les fonds "Barnier" qui compenseront la différence entre l'indemnisation de l'assurance et le montant estimé du bien (valeur avant inondation). Le notaire est chargé par l'Etat d'établir les actes de cession, les sommes annoncées par lettre recommandée suivront. L'Etat prend en charge la démolition des maisons.
Le plan "Nartuby" établi par le bureau d'études chargé de la mission "post-crues" a été adopté par le conseil syndical du SIAN le 24 mai dernier. Pour la commune, deux actions ont été retenues : le confortement des berges après démolition des maisons du lotissement des Hauts de la Nartuby sur une longueur de 160 mètres en priorité 1 (urgente) ; la réfection du seuil de Valbourgès et du chenal de retour des eaux à la rivière en rive droite en priorité 3. Le coût des travaux sous maitrise d'œuvre SIAN sera pris en charge par tous les partenaires financiers (Etat, Département, Région, Agence de l'eau, Communes) dans les conditions de répartition d'un PAPI (Plan d'Aménagement de Prévention des Inondations). Mais, soyons sans illusion, malgré la diligence des pouvoirs publics, à cause des démarches nécessaires (chiffrage des travaux, devis, appels d'offres, délais réglementaires, recherche des financements, .......), les travaux ne commenceront pas.. demain.
Restent les particuliers, propriétaires de berges, qui se "battent" encore avec leur assureur pour la prise en charge des travaux de confortement, d'un coût souvent très élevé, bien qu'ils aient pour la plupart obtenu les autorisations de la police de l'eau.
Enfin, pour conclure sur une note optimiste, parce que l'eau est aussi source de vie, la société "SHEMA", filiale d'EDF, travaille, depuis plusieurs mois, à la remise en service des deux microcentrales électriques, "La Motte1" et "La Motte2", hors service depuis plusieurs décennies. Elles produiront de l'électricité qui sera dirigée vers la ligne 20 000 volts à proximité. Cette opération a été programmée dans le cadre des engagements d'EDF d'orienter les recherches vers de nouvelles sources d'énergie et de trouver des solutions alternatives à la fracture électrique dans la région Sud-Est.
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