> Les travaux dans la Commune

Pose de la 1° pierre de la nouvelle station d'épuration le 17 septembre 2011 - Découvrez le diaporama de l'évolution des travaux dans la galerie "La Motte en images"


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Le 17/09/2011

Toutes les photos prises par Christian Elcheroth dans la galerie "La Motte en images" au bas de la page d'accueil.


     Après une visite des installations (ancienne station d'épuration et nouveau poste de relevage) sur le terrain des Correns près des courts de tennis, les autorités et le public se sont rendus sur le site de la nouvelle station d'épuration chemin de Fonycyrille.



    Sabine VACHALD exposait l'historique et les raisons des choix faits par les élus pour la réalisation de ce nouvel équipement. (Lire le texte du discours ci-dessous). Patrick GOURMAIN, maître d'œuvre, et Karine SICARD, directrice de l'entreprise TERNOIS à La Seyne-sur-Mer donnait des explications techniques.



    Ensuite,  un parchemin sur lequel Robert Pizay, de sa belle écriture, a transcrit un texte d’Hubert Rossignol :



« De la nouvelle ère,



où boues en décharge déposées



et glauques eaux en rivière déversées



       se voient



en compost transformées



et en eau claire au milieu restituées,



       la Pierre Première,



par Sabine VACHALD, maire de La Motte,



est posée.



 le 17e jour de septembre 2011 »



 



Ce parchemin enveloppé dans une gaine étanche sera enfermé dans un des murs du bâtiment d’exploitation.



Puis, autour d'un apéritif au vin rosé de La Motte, les participants ont posé des tas de questions aux élus et aux techniciens, preuve de l'intérêt porté à cette réalisation. 



Exposé de Sabine VACHALD : 



Les entreprises attributaires du marché




  • Maître d’œuvre : bureau d’étude Alizé Environnement installé au MUY assisté du bureau d’étude GLS de Lyon 


  • Construction de la station d’épuration


    • Génie civil : entreprise Rivasi installée dans la Drome


    • Equipement : entreprise Ternois (La Seyne/Mer) 




  • Construction des réseaux de transfert : entreprise Provence Alpes Canalisations (Gap) 


  • Coordonnateur SPS : bureau Véritas (Puget-sur-Argens)



Entreprises locales voire régionales, Entreprises de proximité



 Mesdames, Messieurs,



             Depuis plusieurs années, la chronique de la construction d’une nouvelle station d’épuration tient le devant de la scène communale.



            Pour mémoire : La Commune de La Motte compte deux stations d’épuration : celle du village et celle du Roucas.



            La station du village a été construite en 1978, il y a 33 ans, sur un terrain communal au chemin des Correns. Elle a une capacité de 1 200 équivalents-habitants.



C’est un équipement obsolète fortement endommagé lors des inondations de juin 2010. Je rappelle qu’environ 25 mètres de terrain ont été emportés par les eaux, que le clarificateur,  bassin qui se trouve en bout de chaine de traitement, s’est retrouvé suspendu au-dessus du vide et que le réseau de collecte des eaux usées provenant des égouts du village a été arraché. En 33 ans, la population a été multipliée par 3. Cette station est sursaturée. Elle fonctionne d’une façon très aléatoire et demande une surveillance quotidienne du service municipal de l’eau – assainissement tant les installations sont usées et gravement fragilisées.



            La station du Roucas a été construite en 1992, il y a 19 ans, pour assainir le quartier du Mitan et raccorder à un réseau collectif toutes les installations du golf de Saint-Endréol et les futures constructions prévues à l’époque. Elle a été dimensionnée pour 2 000 équivalents-habitants. Depuis sa construction, plus de 400 maisons y ont été raccordées.



             Devant ce constat, et l’urgence de construire du neuf bien dimensionné pour les besoins actuels, dès mars 2008, les élus ont ouvert en priorité, le dossier de construction d’une nouvelle station. Fortement épaulés par les services compétents de l’État, en particulier, Frédéric Durier de la police de l’eau, par les services du Conseil Général, en particulier, Jean-François Tapoul et ceux de l’agence de l‘eau avec Madame Amiraty, ils ont, avec l’aide du bureau d’études Envéo Ingéniérie, étudié plusieurs scénarios différents. Après avoir examiné toutes les facettes d’un tel projet : technique, stratégique, écologique et budgétaire, le choix s’est porté sur la solution actuellement mise en œuvre, efficacement suggérée par tous les services déjà cités.



L’évènement de juin 2010 a largement conforté la décision que les élus ont prise sur le choix du lieu d’implantation.



            Ainsi, la station qui commence à sortir de terre aura une capacité de 3 000 équivalents-habitants extensible à 5 000 lors que la station du Roucas devra être fermée pour cause de vétusté dans une dizaine d’années, peut-être avant.



            Ces chiffres ne sont pas sortis d’un chapeau de magicien. Ils sont le résultat des études menées par le bureau d’études G2C dans le cadre du schéma directeur d’assainissement présenté lors d’une réunion publique le 17 avril 2009.



            Pour le traitement des boues, les élus ont choisi de les transformer en compost en les mélangeant avec des déchets verts dans une usine qui sera construite à côté de la station. Ainsi, en site propre, les déchets issus de l’assainissement collectif deviendront des produits, compost de bonne qualité pour le jardinage.



            Au moment de l’examen des offres, l’attention des élus s’est porté tout spécialement sur la qualité des confinements des bâtiments pour éviter les odeurs et le bruit, mais aussi sur la qualité environnementale pour pallier des vues désagréables. Avant le démarrage des travaux, des constats d’huissiers ont été faits sur l’état des lieux et des mesures sur les niveaux sonores des bruits ambiants afin de pouvoir évaluer de façon précise l’impact des installations sur le site.



            Vous pouvez constater qu’un minimum d’arbres a été coupé, les terres de terrassement sont conservées pour créer un merlon paysager arboré entre la route et l’équipement. De nouveaux arbres seront plantés en bordure. D’ailleurs, vous pouvez déjà vous rendre compte par vous-même que la station ne se voit pas depuis la départementale, pourtant les banches déjà en place donnent la hauteur définitive du clarificateur qui est le plus important et le plus haut des 3 bassins à construire.



             Le coût global de l’opération : construction de la nouvelle STEP, du poste de relevage sur le site de l’ancienne STEP, du réseau de transfert qui ramènera les effluents du village vers la nouvelle STEP, de l’usine de compostage, de la canalisation de rejet et de la réhabilitation de la station du Roucas est de 3 550 000 euros.



            L’État, la Région, le Département et l’Agence de l’Eau apportent des subventions à hauteur de 36% du coût global. Restent à charge de la Commune 2 294 000 euros.



            Le temps béni, pas si lointain (3 ou 4 ans), où les communes pouvaient obtenir 80% de subvention est révolu. Dommage pour les finances communales et, donc, pour les administrés.



            La part de la Commune est financée par un emprunt d’un million d’euros, le reste 1 194 000 euros sur fonds propres abondés par les recettes, sur 3 années, des taxes d’assainissement payées par les abonnés au réseau public.



             À la fin de l’année dernière, en prévision de cet investissement, profitant des propositions de prêts de DEXIA BTP à faible taux, 800 000 euros ont été contractés sur 20 ans. À moins que nous trouvions de nouvelles subventions (on s’y emploie), il faudra, encore, engager 200 000 euros en emprunt supplémentaire.



            Les annuités des emprunts seront couvertes par les économies réalisées grâce au choix qui a été fait de traiter les boues sur place. En effet, 50 000 euros, montant annuel des annuités, c’est ce que coûte aujourd’hui le transport de ces matières évacuées par camion sur Tarascon dans les Bouches-du-Rhône.



            Le choix de prêt sur une durée de 20 ans est, aussi, réfléchi. En effet, dans 20 ans, cette station d’épuration sera complètement payée. Les élus qui seront, alors en charge des affaires, pourront commencer à engranger des provisions de financement pour la STEP suivante pendant au moins 5 ans puisqu’un tel équipement a une espérance de vie de 25 ans ou plus. Nous leur éviterons le « casse-tête » subi, aujourd’hui, par les élus pour « joindre les deux bouts ».



              « Gérer, c’est prévoir » Engager sereinement l’avenir.



             Il est à noter, aussi, que la construction de cette station est prévue pour être extensible à 5 000 équivalents-habitants puisqu’à terme, lorsque la station du Roucas sera fermée, les effluents du quartier du Mitan seront ramenés ici. Il n’y aura plus qu’un seul équipement, donc deux fois moins de frais de maintenance qu’aujourd’hui et donc des économies de fonctionnement.



            Vous voyez que nous avons essayé de penser à tout et de réfléchir à la meilleure solution aussi bien sur la qualité de la construction que sur les choix de financement sans augmenter les impôts locaux et en préservant l’avenir.



             Je rajouterai pour informer les signataires d’une pétition qui demandent leur raccordement à un réseau de collecte à construire (Il s’agit des riverains du quartier des Pignatelles-Garassins-Péou Gros) que nous avons donné mission au bureau d’études Alizé Environnement, pour un montant de 2 182 euros, de produire une étude de faisabilité assortie du coût global de cette extension.



            Pour répondre à cette demande, nous avons besoin de données précises. Il ne suffit pas de dire ou écrire un peu légèrement « Y a qu’à. On passe tout droit, à travers les vignes, on finance avec les redevances de branchement et un prêt. C’est tout simple. »



Non, ce n’est pas simple. Il y a les contraintes géographiques, géologiques, les pentes de terrain, les traversées de propriétés privées et autres. C’est ce qu’on appelle la faisabilité. Et puis, il y a des contraintes budgétaires de coûts et de financements adaptés.



            Donc, nous demandons aux spécialistes des données techniques.



Dès le rendu de l’étude, nous reviendrons vers ces habitants pour leur dire « oui, on peut » ou « non, on ne peut pas pour telles ou telles raisons ».



             Je voudrais terminer en remerciant les élus de la Commune, en particulier André Allègre et Hubert Rossignol et le service technique à travers son directeur, Bernard Audibert pour l’intense travail fourni à l’étude de ce projet, pour leur investissement dans ce dossier.



            Réaliser une station d’épuration seulement au bout de 3 ans de réflexion et de préparation est une performance peu courante. Les maires et les techniciens présents ne me contrediront pas, eux qui savent ce que cela représente.



            Il faut aller vite, mais bien. Je mets la pression sur tout le monde. J’espère qu’on ne m’en tiendra rigueur. Il y a urgence, la vieille station est à bout de souffle. Avec, en plus, ce qu’elle a subi l’an dernier, j’ai trop peur qu’elle nous lâche du jour au lendemain, ce serait une grave catastrophe écologique.



            Cela dit, pour un maire, c’est une chance de vivre une telle expérience au cours d’un mandat. Je suis très contente d’être là pour réaliser ce projet structurant pour la Commune.



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