> Budget communal
La situation financière
Le 17/10/2009
Une situation financière des plus alarmantes
En mars 2008, le montant des recettes de fonctionnement est d’environ 2,5 millions d’euros dont 1,5 million proviennent des impôts locaux. Cette somme couvre à peine les charges de personnel (67%, 66 temps plein).
L’encours de la dette est de 1 781,24 euros par habitant (175,93% des recettes réelles de fonctionnement). La moyenne nationale de la même strate est de 775 euros par habitant.
Dans les derniers mois qui précédent les élections, des dépenses inconsidérées sont engagées, comme pour pallier l’immobilisme des années précédentes : par exemple, 720 000 € dont 260 000 € empruntés engagés pour la réfection, à la hâte, de quelques unes des voiries communales.
Des décisions incompréhensibles sont prises. Elles ont (ou auraient), gravement, pénalisé l’équilibre budgétaire : par exemple,
- 61 000 € : promesse d’achat d’un terrain, en zone boisée, classé Na de 8 110 m² (7,52 € le m²)
- 1 300 000 € HT + frais d’études 90 000 € HT : projet d’extension de la salle des sports.
Un acte d’engagement est signé, le 6 mars 2008, avec un cabinet d’architectes. Cette dépense n’aurait pas pu être honorée, à moins d’emprunter la totalité de la somme.
- 50 000 € : Achat d’une collection de statuettes. (somme empruntée sur 5 ans)
Les services financiers de l’État annoncent un
découvert de trésorerie de 700 000 €,
montant des factures impayées, certaines datant de 2005, ou dettes diverses :
par exemple,
- 22 000 € : remboursement de la taxe de transport due à la CAD depuis 2006
- 13 000 € : annuité d’emprunt du Syndicat Intercommunal d’Électricité de la Basse Vallée de l’Argens de 2006
- 72 900 € : montant de l’achat, réalisé par acte administratif du 26 février 2008, de terrains mitoyens de l’actuelle station d’épuration, classés en zone NB dans le périmètre de la station d’épuration, d’une superficie de 4 813 m² (14,96 € /m²)
- 288 000 € : Réfection de chemins (tranche conditionnelle) reliquat des travaux cités plus haut
- 48 700 € : Frais d’études antérieures non rattachées à des travaux
- 33 000 € d’indemnités de résiliation pour le cabinet d’architectes recruté pour l’extension de la salle des sports.
Les services financiers de l’État sont formels :
pour redresser rapidement la situation, il faudrait augmenter les impôts locaux de 25%, sinon plus.
Faites vos comptes : par exemple, pour 1 500 € d’impôts, une augmentation de 307,75 € sur une année.
Les élus refusent de faire porter, par les administrés, les erreurs du passé et décident de mener une politique rigoureuse de gestion des dépenses et des achats, d’organiser les services municipaux d’une façon plus opérationnelle, d’augmenter les tarifs au cas par cas et de trouver de nouvelles recettes.
Aujourd’hui, nous avons effacé le passif.
Notre trésorerie est, désormais, positive.
Néanmoins, la Commune reste sous le contrôle des services financiers de l’État.
Nous devons continuer à travailler sur cette ligne pour créer une réserve de fonds propres, ce qui demande un suivi quotidien de la comptabilité.







