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Cérémonie commémorative de l'armistice de 1918 - Novembre 2010


Cérémonie commémorative de l'armistice de 1918 - Novembre 2010 Cérémonie commémorative de l'armistice de 1918 - Novembre 2010 Cérémonie commémorative de l'armistice de 1918 - Novembre 2010 Cérémonie commémorative de l'armistice de 1918 - Novembre 2010
Le 11/11/2010

Photos : Jean BARCELO


   Très belle cérémonie, ce jeudi 11 novembre, en présence des troupes du 1er régiment de chasseurs d'Afrique, d'un public très nombreux et de beaucoup d'enfants accompagnés par leurs instituteurs et les directrices des écoles.



   Discours, dépôts de gerbes, hymne national ont précédé la remise des diplômes d'honneur aux combattants de la guerre 39 - 45 et de décorations aux soldats et officiers du 1er régiment de chasseurs d'Afrique. La cérémonie se clôturait par un défilé militaire, puis un apéritif offert par la Municipalité sur la place Clemenceau très ensolleillée par ce beau jour d'un automne très clément.



Discours de Madame le Maire, Sabine VACHALD :



"Mesdames, Messieurs, Autorités civiles et militaires,



Mesdames, Messieurs, les enfants,



    Le 11 novembre 1918 à 11h, au son des clairons sur la ligne de front et des cloches des églises dans toutes les villes et les villages de France, prenait fin le plus terrible conflit que l’Humanité ait connu jusqu’alors et dont personne n’imaginait qu’il ouvrait un siècle marqué par le retour de la barbarie et de l’inhumanité au cœur même de la civilisation européenne et dans le monde.



    L’armistice signé dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, quelques heures auparavant, scellait la victoire si chèrement acquise de la France et de ses alliés sur l’empire allemand, tombé deux jours plus tôt.



    Cette première guerre mondiale, qui devait être la « der des der », la mémoire collective l’a retenue sous le nom de « Grande Guerre » parce que son ampleur inédite, la violence extrême de ses combats, la puissance destructrice employée et le nombre de morts, de blessés, d’invalides et de « gueules cassées » qu’elle provoqua ont marqué à jamais notre conscience nationale.



    Aucune famille, aucun village ne furent épargnés par la douleur et le deuil.



    Pour que le pays tout entier n’oublie jamais le sacrifice de ses enfants, le corps d’un soldat français non identifié, « petit soldat glorieux et anonyme » choisi au hasard parmi les poilus morts pour la France et les symbolisant tous, fut placé dans une chapelle ardente dressée dans l’Arc de Triomphe. C’était, il y a quatre vingt dix ans, le 11 novembre 1920.



    Ce corps fut inhumé sous la Dalle Sacrée le 28 janvier 1921. Depuis le 11 novembre 1923, sans interruption, la « Flamme du Souvenir » brille à ses côtés, ravivée chaque soir, sur la Dalle Sacrée.



    Célébrée tous les ans dans l’ensemble des communes de France, la journée nationale du 11 novembre, dénommée « fête de la victoire et de la paix » reste la plus emblématique des commémorations car elle symbolise par excellence le sacrifice pour la France de ses enfants.



    En 1940, alors que la France était en souffrance, abasourdie par sa défaite, coupée en deux, en partie occupée, alors que l’engagement dans la France libre ou dans les prémisses de la résistance intérieure était encore affaire d’individualités aussi remarquables que peu nombreuses, le 11 novembre 1940, des milliers de Français décidèrent de témoigner leur opposition à l’occupant. Ils le firent en rendant hommage à leurs aînés de 1914 – 1918.



    À Paris, tout au long de la journée, quatre à cinq mille lycéens ou étudiants bravèrent l’occupant pour aller déposer des centaines de bouquets et plusieurs gerbes sur la tombe du Soldat Inconnu.



    En province, bien d’autres Français célébrèrent, individuellement ou collectivement, la signature de l’Armistice de 1918. Ils le firent, chacun à leur manière, en hissant le drapeau tricolore, ici et là, au mépris des représailles de l’ennemi.



    La commémoration du 11 novembre est l’occasion de se recueillir et de rendre un vibrant hommage aux morts, mais aussi aux combattants de toutes les guerres toutes aussi meurtrières, aux soldats français qui se trouvent sur les théâtres d’opérations en territoire étranger, en particulier les compagnons d’armes des soldats du 1errégiment de chasseurs d’Afrique qui nous entourent aujourd’hui, ici à La Motte.



    Nous rendrons hommage, aussi, aux combattants de la 2èmeguerre mondiale, enfants de notre village, qui ont sacrifié leur jeunesse pour la paix et la liberté.



    Quelques-uns d’entre eux sont présents. Nous sommes très honorés et émus de leur témoigner notre reconnaissance en notre nom, au nom du ministre de la défense, au nom de la République, au nom de la France."



 



Récipiendaires des diplômes d’honneur aux combattants de l’Armée Française 1939 – 1945 :



Jean-Baptiste BAR



Jean-Claude BISOGNI



Gabriel DONNAT



Charles FELCE



Alain GIRAN



Gisèle GOLDMAN



Marcel HANAUER



Robert LATIL



Maurice LEYCURAS



Jean-Jacques MURACCIOLE



Henri OLLIVIER



Jean RAMELLA



Barthélémy SORDELLO



Auguste VANDESTIENNE 



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